Orientation: Le Lycée français Molière se positionne comme référent de l'ouest madrilène (par Lepetitjournal.com) - Lycée Français Molière

Vendredi dernier au Lycée Molière, à Villanueva de la Cañada, avait lieu le 2e carrefour des métiers organisé par l’établissement, après une première édition l’an dernier. La nouvelle formule de la manifestation a permis de mobiliser le temps d’un après-midi les élèves du lycée, de la Seconde à la Terminale, mais aussi ceux des centres scolaires avoisinants, invités pour l’occasion.

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Au total, près de 300 élèves ont pu aller à la rencontre des universités présentes sur la manifestation, mais aussi des professionnels, souvent parents d’élèves à Molière, venus expliquer leur métier. Un programme de conférences et d’ateliers interactifs complètait le rdv, qui devrait s’inscrire, au fil des ans, comme un référent de l’orientation pour les établissements de l’ouest madrilène. « Nous avons pour vocation de devenir un point d’animation de l’ensemble de la localité », estime Valérie Servissolle, proviseure de Molière, qui a engagé un certain nombre d’initiatives, notamment culturelles, vouées à accueillir des populations scolaires qui transcendent son établissement. En attendant, mission accomplie pour le carrefour des métiers : « L’orientation est une maturation progressive », décrypte à ce propos Christophe Bonnefoy, professeur principal en Terminale S. « Notre travail est de faire vivre la prise de conscience des élèves, dès la Seconde, en approfondissant au fil des ans et en aidant à résoudre les problèmes très concrets en fin de parcours », explique-t-il. Et si en 2030 80% des métiers qui seront à la portée des intéressés n’existent pas encore, « on leur transmet quand même que certaines professions continueront à exister, comme médecin ou enseignant, et on leur conseille, plutôt que de se figer sur un choix, de disposer d’un plan B ou d’un plan C et d’être attentifs aux passerelles proposées par les formations, qui deviennent essentielles dans un contexte de mutation très rapide du marché du travail », analyse-t-il encore.

Des ateliers ludiques ont permis de découvrir certaines professions / DR

Message reçu par Karen et Anna. Elèves de Première ES elles sont venues s’informer avec comme objectif pour la première d’échanger avec la psychologue qui répond, en rdv individuels, aux questions des futurs étudiants, tandis que la seconde récolte des pistes sur les possibilités d’étudier en Hollande, dans des formations « du type Administración de Empresa » (équivalent des écoles de commerce françaises). Sans surprise, en 2018 comme il y a 20 ans, les adolescents ont rarement défini avec précision dans quelle branche ils souhaitent s’épanouir professionnellement, même s’ils ont peut être sur la question les idées un peu plus claires que leurs prédecesseurs. « A mon époque, on avait en tout et pour tout un rdv d’orientation d’1 heure sur l’ensemble de la scolarité au lycée », souligne Christophe Bonnefoy, qui défend la sensibilisation menée en continu auprès des élèves aujourd’hui.

Les universités quant à elles connaissent sur le bout des doigts les inquiétudes et les interrogations que se posent les intéressés : « Ils veulent connaître quels débouchés offrent nos formation, les taux d’embauche, les conventions qui existent avec d’autres universités européennes, les double-diplômes européens proposés et les liens avec les entreprises, pour les stages », décline-t-on sur le stand de l’université Pontificia Comillas. Avec plus d’un siècle d’existance, l’établissement fait valoir l’excellence de ses filières, à un public qu’elle a pour habitude de compter sur ses bancs : « Il y a toujours 2 ou 3 élèves de Molière dans chacune de nos classes », avance son représentant. Juste à côté, avec tout juste 7 ans d’expérience, U-Tad, Centre Universitaire de Technologie et d’Art Digital présente sans complexe des formations visant à « éduquer pour la révolution digitale ». « Ceux qui viennent nous voir savent très bien ce qu’ils veulent », explique la représentante du centre. « Il y a ceux qui veulent programmer et sont intéressés en ingéniérie des logiciels, et ceux qui ont une sensibilité plus artistique, et qui viennent se renseigner sur les jeux vidéos ». Jaime Brieva, d’IEC Formación, représente un organisme privé ayant pour vocation d’aider les élèves à partir étudier à l’étranger. « 80% des étudiants que nous accompagnons demandent à partir en Angleterre », observe-t-il. « Il y a aussi un intérêt particulier pour le Danemark, où les étudiants européens peuvent bénéficier d’un cursus entièrement gratuit et d’un marché de l’emploi très acttractif », explique-t-il encore. Au total, une vingtaine de stands ont joué le jeu, dont certains participaient dans la foulée au traditionnel Salon des études supérieures, organisé au Lycée français, à Conde de Orgaz, en collaboration avec Campus France, co-organisateur.

« Dans quelle voie s’engager et quelles études choisir ? Votre profil correspond-il au cursus que vous souhaitez suivre ? En quoi consistent réellement les études en écoles de commerce, d’ingénieur ou de sciences-politiques ? Quelle sont les offres en France et en Espagne, tant dans le système public que dans le privé et quels sont les parcours bi-diplômants ? Enfin, en se projetant un peu plus loin, quels sont les parcours de mobilité existants ? » Le Salon des études supérieures permet de se préparer aux formations et aux métiers de demain, mais aussi d’obtenir des réponses très concrètes sur des aspects plus pratiques liés à la scolarité, notamment concernant les coûts, les aides, ou les questions d’intendance, à l’instar du logement. La complémentarité avec le carrefour des métiers organisé au Lycée Molière est évidente. « Nos élèves sont sensibilisés et s’y déplacent en famille », explique Valérie Servissolle. En attendant, c’est sur la facette « familiale » et la proximité entre encadrement, corps pédagogique et parents d’élèves, tant spécifique à Molière, que l’établissement joue pour motiver ses élèves. Javier Ventura-Traveset, directeur du Programme Galileo et Porte-parole de l’Agence spatiale européenne -basée à Villanueva de la Cañada- est l’un des professionnels qui voit le plus d’élèves défiler à sa table, où il les renseigne sur un des métiers les plus attractifs qui soient et d’où ils s’en reviennent des étoiles plein les yeux. Le mot de la fin lui revient : « Ils viennent me demander quelles sont les études qui débouchent sur les métiers du spatial », rapporte-t-il. « Je leur explique qu’il faut penser en grand. Il ne s’agit pas d’étudier en France ou en Espagne, de faire sa grande école et basta. Il s’agit d’accumuler des expériences, aux USA, en Australie ou en Chine, parler 5 langues et penser global. Il faut s’assurer de savoir maîtriser les techniques, oui, mais aussi développer des capacités de travail en équipe, être une personne intègre, avoir des valeurs ».

 

Par Vincent GARNIER | Publié le 26/11/2018 | Lepetitjournal.com