Ni vues, ni connues : hommage aux grandes femmes de l’Histoire…. qui sont restées dans l’oubli

19 février 2019

Sous la direction de Lucía Sánchez, professeure d’histoire en espagnol, avec la participation d’élèves du secondaire volontaires ainsi que le soutien et la créativité de Enrique Perales, professeur d’arts plastiques. 

L’humanité leur doit la reconnaissance et les historiens les ont trop souvent oubliées… Cet hommage rend visible les invisibles et remet à leur place les femmes guerrières, créatrices et porteuses de changement. 

Nous vous dévoilerons chaque semaine l’une de ces Femmes et jusqu’au 8 mars 2019, journée internationale des Femmes. 

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Lucy Eldine González Parsons

La femme qui était plus dangereuse que mille émeutiers  (1853-1942).

Lucy Parsons fut une syndicaliste, journaliste et écrivain activiste d’Amérique du Nord qui joua un rôle fondamental dans la lutte pour les droits des travailleurs au début du XXe siècle, aux États-Unis et en Amérique Latine. Lucy a grandi dans un ranch au Texas, probablement comme esclave ; elle était la fille d’une immigrante mexicaine et d’un métisse indigène. Étant donné ses origines, Lucy a connu la pauvreté et l’oppression durant toute son enfance. Elle luttera donc toute sa vie, brillamment et de façon exemplaire, contre ces conditions, et elle deviendra pionnière du mouvement ouvrier. Elle sera même capable de rassembler des milliers de personnes dans des mouvements de grève, manifestations et protestations. Indépendamment de ses origines, l’intérêt de Lucy s’est dirigé sur les luttes de classe autour de la pauvreté, du chômage, de la répression politique, contre le racisme et le machisme. Elle deviendra l’une des figures les plus importantes de la lutte ouvrière des États-Unis et elle collaborera, rédigera et publiera des articles dans des journaux tels que « The Socialist » et « The Alarm ». Elle fut aussi un personnage important de la IWPA (Association Internationale des Travailleurs – en anglais, International Working People’s Association) et de la AIT (Association Internationale du Travail). Ses publications et la force de son discours la conduiront en prison. Et, même après son décès, lors de l’incendie de sa maison, lorsqu’elle était âgée de 80 ans, le gouvernement continuera à la considérer comme une personne dangereuse et il réquisitionnera toute sa bibliothèque qui était composée de plus de 1500 ouvrages. Il fut aussi interdit que l’on fasse mention à sa disparition dans les journaux par peur que ses idées ne gagnent en notoriété après sa mort.

Daniel García, 1ère ES

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María Zambrano

La plus grande philosophe du XXe siècle – (1904-1991)

María Zambrano, née le 22 avril 1904 à Málaga, est une philosophe et essayiste espagnole reconnue. Lors de son séjour à Madrid, elle alla à l’école, passera ensuite son baccalauréat puis elle commencera officiellement ses études de philosophie comme auditrice libre à l’Université centrale de Madrid.

L’activité intellectuelle de Maria était inlassable… Elle fut nommée “Fille Préférée d’Andalousie”. Et, elle a reçu les deux récompenses les plus importantes d’Espagne: le « Prix Princesse des Asturies  » (1981) et le “Prix Cervantes” (1988).

Elle proclamera la II République espagnole et elle participera à quelques-unes des « Missions Pédagogiques » qui lui seront confiées. Lorsque la guerre fut annoncée comme perdue, elle décidera de collaborer pour la défense de la République en tant que Conseillère de la Propagande. Elle vécut en exil de nombreuses années et elle fut nommée professeure de Philosophie dans beaucoup d’Universités ; son importante œuvre contemple à la fois son engagement civique et ses pensées poétiques.

Souffrant d’anémie, elle tomba très malade en 1991. Elle décéda le 6 février 1991, dans une chaise roulante, sans pouvoir se tenir debout et en ne pouvant articuler à peine que quelques mots.

Ainhoa Ucendo 1èreES

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Maruja Mallo

 Était un peintre surréaliste espagnol – 1902-1995

Maruja Mallo, nom d’artiste d’Ana María Gómez González (née le 5 janvier 1902, à Lugo – décédée le 6 février 1995, à Madrid), peintre surréaliste espagnole.

En 1922, elle entra à l’Académie des Beaux-Arts de San Fernando puis elle prit le cap vers Paris. À Madrid, elle rencontra beaucoup de célèbres artistes, écrivains et cinéastes. Elle fit parti du groupe de femmes que l’on appelait « Las sin sombrero » (en français, « Celles qui ne portent pas de chapeau »).

C’est Ortega y Gasset qui dévoila ses peintures en organisant pour elle une exposition dans les salons de la Revue d’Occident, laquelle eu beaucoup de succès. À partir de ce moment, Maruja Mallo fut jugée pour ses œuvres et non plus pour sa condition de femme. À Paris, elle fit la connaissance de René Magritte, Max Ernst, Joan Miró et Giorgio de Chirico. Et elle commença sa période surréaliste.

De retour à Madrid en 1933, elle entra dans la société d’artistes ibériques. Peu de temps après, son amie Gabriela Mistral, l’aidera à s’installer à Buenos Aires, où elle recevra une invitation de l’Association des Amis de l’Art. Elle donnera, tant à Buenos Aires qu’à Montevideo, une série de conférences axées sur le thème populaire de l’art plastique espagnol. Elle commença son exil en Argentine à partir de 1937 et celui-ci durera 25 ans. Là-bas, elle continuera à peindre, à donner des cours et à cultiver ses relations amicales. De retour à Madrid, elle était presque devenue une inconnue dans son pays natal et elle disparut complètement de la vie publique.

En 1992, à l’occasion de ses 90 ans, une exposition dans la galerie Guillermo de Osma de Madrid fut organisée. Elle mourut le 6 février 1995, à Madrid, alors âgée de 93 ans.

Lucía Fernández, 5ème P

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Hildegarde de Bingen (1098-1179)

« La femme pourrait être faite à partir de l’homme. Mais l’homme ne peut se faire sans la femme »

Fut un personnage hors du commun du XIIe siècle. Au Moyen ge, malgré le rôle d’infériorité accordé par l’église aux femmes, Hildegarde de Bingen fonda non seulement ses propres monastères mais aussi elle obtint l’approbation du Pape pour prêcher dans les villes et villages et pour interpréter la Bible, ce qui jusqu’alors était exclusivement réservé aux hommes. C’est à l’âge de 43 ans qu’elle commencera à consigner les visions qu’elle avait depuis l’enfance et que Dieu encourageait à mettre par écrit.

Elle fut religieuse bénédictine mystique, abbesse, leader monacale, prophétesse, médecin, compositrice et femme de lettres allemande.

Elle est née en 1098 en Allemagne et ce fut la dixième enfant d’une famille noble qui la livra à l’église pour verser la dîme à Dieu. À l’âge de 14 ans, elle entrera au monastère bénédictin où il y avait une cellule pour les femmes car les monastères de l’époque étaient réservés aux hommes.

En 1148, elle fonda le premier monastère exclusivement féminin en tant qu’abbesse de Bingen.

La médecine, la biologie et la botanique l’intéressèrent aussi beaucoup.

Elle inventera un langage “lingua ignota”, qui lui permettait de communiquer avec les nonnes. Et elle créera aussi plusieurs œuvres musicales, sans voix.

À une époque où l’on considérait la terre comme une surface plate, Hildegarde la décrivait comme un œuf entouré d’étoiles.

Elle fut la conseillère de nobles, rois et papes (comme la reine Léonore d’Aquitaine) ce qui ne l’empêcha point de critiquer le relâchement de l’église dans ses habitudes.

Le monastère de Bingen qu’elle fonda fut aussi un centre culturel. Elle affirmera que le Soleil était le centre du système planétaire et elle proposera la théorie sur l’être humain comme étant un ensemble formé par un corps, un cerveau et un esprit.

Elle recommandait d’utiliser les plantes pour se soigner et d’avoir un régime alimentaire sain.

Dans ses moments libres, Hildegarde se consacrait à la poésie et à la musique. Elle a écrit pas moins de 70 œuvres liturgiques qu’elle a elle-même illustrées. Il s’agit essentiellement de traités théologiques et philosophiques inspirés de ses visions.

Elle fut proclamée Sainte et Docteur de l’Église par le Pape Benoît XVI en 2012.

Elle meurt en 1179, âgée de 81 ans, un âge avancé pour l’époque.

Guillermo Valls, 5ème P

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Mary Edwards Walker

Chirurgienne dans l’armée américaine, espionne, prisonnière de guerre, « suffragette », … la seule femme à avoir reçu la « Medal of Honor », Médaille d’Honneur des Forces Armées américaines. (1832 – 1919)                          

Au début de la guerre de Sécession des États-Unis, Mary Edwards Walker se porte volontaire pour servir dans l’armée de l’Union en tant que chirurgien, dans l’armée américaine, à Washington D. C.

Elle fut capturée par les forces de la Confédération en avril 1864 après avoir traversé les lignes pour soigner des civils blessés et elle sera emprisonnée jusqu’à sa libération en octobre de la même année.

Lors de sa détention comme prisonnière de guerre, Mary E. Walker refusera à plusieurs reprises d’obéir aux ordres de ses ravisseurs, voulant s’habiller avec des vêtements plus « féminins ».

Après la guerre, le Général Sherman et le Général Thomas l’ont proposée pour recevoir la Medal of Honor (Médaille d’Honneur) en raison de sa contribution à l’effort de guerre. Elle recevra la décoration le 11 novembre 1865.

Elle deviendra ensuite écrivain et conférencière et elle a écrit deux livres traitant de la question des droits de la femme et de leurs tenues vestimentaires. Elle participera pendant plusieurs années au mouvement des « suffragettes » aux États-Unis.

Karen Martínez, 1ère ES

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Amelia Earhart

Aviatrice américaine, née dans le Kansas, le 24 juillet 1897 et disparue dans la région de l’archipel, dans l’océan pacifique, en juillet 1937 dans le cadre d’une expédition dont l’objectif était de réaliser le tour du monde en suivant l’équateur.

Elle a participé en tant qu’aviatrice d’infirmerie pour l’armée canadienne lors de la première guerre mondiale. Après la guerre, elle décida de continuer sa carrière comme pilote d’avion.

En 1923, elle reçut sa licence de pilote de la Fédération aéronautique internationale ; ce fut la 16e femme à l’obtenir. En 1927, elle reçut la distinction du Boston Globe comme étant l’un des meilleurs pilotes des États-Unis. En 1928, elle fut la première femme à traverser l’océan Atlantique en avion. En 1937, elle réalisera le voyage qui la conduira vers la mort en décidant de faire le tour du monde en suivant l’équateur. Dix autres aviateurs avaient tenté en vain ce voyage, tous trouvèrent la mort et Amelia eu le même destin. Il ne lui restait plus qu’à traverser le Pacifique mais le manque de carburant, la neige et les difficultés de communication avec la terre ferme furent décisifs. Lorsque le gouvernement des États-Unis appris la disparition d’Amelia, les recherches les plus grandes jamais organisées jusqu’alors commencèrent, mais se fut sans résultat. Ni Amelia, ni le pilote qui l’accompagnait ne furent retrouvés. Aucune trace de leur appareil ne fut détectée, pas plus que ne furent recueillis de témoignages sur les dernières îles qu’ils auraient pu survoler… On croit, sans aucune certitude, avoir retrouvé leurs os…

Marcos Vidarte, 1ère ES

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Gerda Taro

Une référence féminine dans le monde de la communication… (1910-1937)

Gerda Taro est née le 1er août 1910, en Allemagne et elle est décédée le 26 juillet 1937, à l’Escurial, en Espagne. Elle fut pionnière dans le photojournalisme de guerre et ce fut aussi l’amie sentimentale du photographe Endre Ernö Friedmann.

Tous les deux publiaient leurs reportages photographiques sous le pseudonyme de Robert Capa ; il est donc difficile d’identifier les photos de chacun.

Gerda Taro est considérée comme étant la première femme photographe de guerre et la première femme à avoir trouvé la mort dans l’exercice de ses fonctions, lors d’un reportage pendant la guerre civile espagnole.

Leur carrière en tant que photographes ne décollera pas vraiment jusqu’au stratagème qu’ils élaborèrent: Gerda et Endre inventèrent, en effet, le personnage du réputé « photographe américain » venu travailler en Europe qu’ils nommeront Robert Capa. Ce personnage fictif était tellement célèbre qu’il vendait ses clichés par l’intermédiaire de ses représentants : Friedman y Gerda, le triple du prix offert à un photographe français. Cette ruse habile fonctionna merveilleusement et ils reçurent rapidement une quantité impressionnante de commandes qui leur permirent d’avoir des revenus économiques confortables.

Gerda était montée sur le marchepied de la voiture du Général Walter (membre des Brigades Internationales) lorsque des avions ennemis qui volaient très bas ont semé la panique dans le convoi et elle tomba par terre où elle fut écrasée par un char républicain.

La chenille du tank l’éventra et elle fut transférée d’urgence à l’hôpital anglais “El Goloso” de l’Escurial ; où elle y décèdera quelques heures plus tard, dans la matinée du 26 juillet 1937, seulement six jours avant de fêter ses 27 ans. Son corps fut transféré à Paris où elle reçut tous les honneurs d’une héroïne républicaine.

Jorge Bellver, Tle ES

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Margaret Heafield Hamilton

La femme ingénieure grâce à qui l’alunissage d’Apollo 11 fut un vrai succès !

Est née le 17 août 1936 aux États-Unis. Elle est âgée de 24 ans lorsqu’elle entre à la NASA, l’Agence Spatiale américaine.

Elle a étudié les mathématiques et elle a su acquérir une solide expérience sur la conception des logiciels à une époque où les méthodes de gestion et de conception des projets informatiques en sont à leur balbutiement.

Bien qu’à l’époque peu de femmes travaillaient en dehors de leur foyer, Margaret accepta le poste pour venir en aide à sa famille…et elle jouera un rôle fondamental dans la révolution scientifique qui changera le monde. Même si, de nos jours, peu de personne connaissent son nom et l’importance de son travail…

Elle dirigera l’équipe qui a programmé le code d’atterrissage d’Apollo 11 sur la Lune.

Son travail consistait à programmer des séquences de codes qui devaient s’incorporer au module des commandes d’Apollo.

Le 20 juillet 1969, quelques minutes avant l’alunissage d’Apollo 11, l’ordinateur principal a commencé à émettre des messages d’erreur ce qui mettait en danger la mission. Heureusement, Margaret n’avait programmé l’ordinateur que pour qu’il se centre essentiellement sur la mission principale et qu’il ignore le reste. La mission fut donc une réussite.

L’alunissage fut “un petit pas pour l’homme et un grand pas pour l’humanité”.

Sans l’extraordinaire compétence, le grand professionnalisme et la sérénité d’une femme: Margaret Hamilton, ingénieure à la NASA, le cours de l’Histoire aurait probablement était différent…

Iñigo Brasero,4èmeD

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Valentina Vladimirovna Tereschkova

La première femme à effectuer un vol dans l’espace – (1937- elle a actuellement 81 ans)

Il était une fois, une petite fille qui s’appelait Valentina et qui était née en Russie. Valentina commença à aller à l’école à l’âge de 8 ans gée de 16 ans, elle décida de continuer ses études par correspondance.

Valentina s’intéressa tout d’abord au parachutisme, suivant son entraînement à l’Aéroclub local. Elle fit son premier saut à 22 ans.

C’est grâce, entre autre, à son expérience en parachutisme qu’elle fut sélectionnée pour devenir la première femme cosmonaute.

Valentina fut la première et la plus jeune cosmonaute ainsi que la première femme civile à avoir effectué un voyage dans l’espace dans le vaisseau Vostok 6 lancé le 16 juin 1963.

Née le 6 mars 1937, elle a actuellement 81 ans et elle reste à ce jour l’unique femme à avoir effectué seule un voyage dans l’espace.

Paula Cosy 5è C

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Hypatie d’Alexandrie

Femme de sciences et de lettres, mathématicienne et philosophe, assassinée brutalement par un groupe de fanatiques chrétiens.

Elle fut déshabillée, humiliée, frappée, dépouillée, assassinée, démembrée et, comme signe de victoire, les restes de son corps furent promenés dans toute Alexandrie avant d’être brûlés. Elle fut, selon Socrate, la plus brillante des philosophes néoplatoniciennes de son époque.

Elle se prénommait Hypatie d’Alexandrie et l’on suppose qu’elle était née entre 355 et 370, selon les sources. Fille de l’astronome Théon, Hypatie est considérée comme étant la première femme mathématicienne dont la vie est bien documentée. Nous savons qu’elle s’est intéressée tout au long de sa vie à la géométrie, à l’algèbre, à l’astronomie et elle était aussi capable de construire des hydromètres et des astrolabes. Femme de sciences, Hypatie était aussi une femme de lettres, une professeure de renom et une sage conseillère qui enseignait les principes de la philosophie à l’École Néoplatonicienne d’Alexandrie. Même si beaucoup de ses œuvres ont disparu, on en connaît aussi beaucoup grâce aux notes prises par ses disciples qui semblaient ressentir une grande admiration pour elle. L’un de ses disciples, Synésios de Cyrène, a décrit Hypatie dans son épistolaire de la façon suivante :

« Mère, sœur et professeure, en plus de bienfaitrice et de tout ce qui puisse l’honorer aussi bien par son nom que par ses actes ».

Hypatie semblait susciter une profonde dévotion tant auprès de ses élèves qu’auprès du peuple d’Alexandrie chez qui elle inspirait un profond respect. L’expansion du christianisme secoua Alexandrie alors qu’elle enseignait, s’opposant au paganisme qui dominait la ville depuis des siècles. Les assassinats commencèrent à devenir de plus en plus fréquents, opposant chaque croyance et provoquant une grande effusion de sang. Hypatie pris position contre le christianisme.

À Alexandrie, un conflit de pouvoir politique pris place et la popularité d’Hypatie, qui était connue dans toute la ville (puisque le préfet d’Alexandrie, Oreste, avait été l’un de ses élèves et il ressentait beaucoup d’affection pour elle) la mirent rapidement à dos contre le clergé et, plus exactement, contre l’ecclésiastique Cyrille. Plusieurs descriptions considèrent que la cause de sa mort fut la dispute entre les païens et les chrétiens, mais, les historiens affirment que la véritable raison fut le conflit ouvert et la lutte pour le pouvoir entre le préfet Oreste et l’ecclésiaste Cyrille. Même Socrate a soutenu cette version.

Les raisons de la mort d’Hypatie n’ont jamais été éclaircies et la seule certitude que l’on a est qu’en l’an 415 ou 416, un groupe de fanatiques chrétiens a capturé Hypatie et l’a assassinée brutalement. Sa mort sous les coups des chrétiens choquera l’Empire et fera d’elle une « martyre de la science » qui, à partir du Romantisme, deviendra une icône.

Ce que l’on sait d’elle reste à la fois un mélange de réalité et de spéculation, créée autour de sa mystérieuse vie personnelle et qui transforme cette femme – dont l’exécution devait servir à la faire taire – en une légende historique.

Stella Checa, Tle ES

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Katherine Coleman Goble Johnson

 Katherine Coleman Goble Johnson est une physicienne, mathématicienne et ingénieure spatiale américaine, née le 26 août 1918 en Virginie.

 

En 1950, la National Advisory Committee for Aeronautics (NACA) qui devint ensuite la Nacional Aeronautics and Space Administration (NASA) – recherchait des femmes afro-américaines afin d’effectuer des calculs dans le département de recherche et de navigation.

Même si elle ne put obtenir le poste en 1950, trois ans plus tard, en 1953, elle commencera à travailler comme calculateur humain à la NACA en tant qu’experte en mathématiques et géométrie. Son travail consistait à réaliser toutes les opérations et vérifications de calcul de trajectoires que demandaient les ingénieurs aéronautiques. Elle ne se contentera pas seulement de faire le travail qu’on lui demandait mais, elle commencera aussi à se poser des questions et elle demandera la permission pour assister aux réunions des ingénieurs afin de résoudre ses doutes et aussi et tout simplement de s’instruire… On lui répondra que ce n’était pas habituel mais que comme ce n’était pas non plus interdit Katherine commencera à participer aux réunions. Progressivement, ses connaissances mais aussi sa grande capacité pour diriger firent d’elle une femme réputée pour sa fiabilité dans la navigation astronomique informatisée. Et ce, malgré les difficultés rencontrées dans ses débuts, dus à sa double condition de femme afro-américaine…. Elle gagnera rapidement une reconnaissance bien méritée et deviendra une référence pour la NACA.

Elle sera chargée d’effectuer les calculs du projet Mercury de la NASA entre 1961 et 1963. Elle effectuera les analyses de trajectoire de lancement de la mission spatiale de Alan Shepard, le premier américain à voyager dans l’espace.

En 1962, elle fut aussi chargée par la NASA de vérifier à la main les calculs de trajectoire informatisés de la première mission américaine qui allait envoyer un homme en orbite autour de la Terre: Friendship 7.

Elle calculera la trajectoire d’Apollo 11 qui emmènera l’homme sur la Lune en 1969.

Elle participera aussi au programme Space Shutlle et à des projets sur Mars jusqu’à son départ en retraite en 1986, après trente-trois ans de bons et loyaux services à l’agence spatiale américaine.

Katherine a reçu de nombreuses distinctions et quelques-uns des articles qu’elle a publiés sont très importants pour la NASA. En 2015, elle reçoit a médaille présidentielle de la Liberté des États-Unis – l’un des prix les plus importants de ce pays -. Elle recevra aussi le prix de “Mathématicienne de l’année” et le Lunar Orbiter Spacecraft and Operations Group Achievement Award.

Natalia Verzier, 1èreES

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Juana Inés de la Cruz

Nous ne connaissons pas sa date de naissance avec exactitude. Selon les sources, on pense qu’elle serait née entre 1648 et 1651, à San Miguel Nepantla (Mexique).

Juana Inés de la Cruz était une enfant prodige qui apprit à lire lorsqu’elle avait à peine trois ans…

À son époque, les femmes n’ont pas le droit d’étudier à université, c’est pourquoi elle se déguisera en homme pour accéder au plus haut degré de savoir…

En 1660, elle quitte la campagne pour la grande capitale de México, où elle sera rapidement introduite dans la cour vice-royale et où beaucoup seront impressionnés par le talent, la mémoire et l’intelligence de cette adolescente à une époque où la « femme savante » est une exception… Elle apprendra le latin et s’initiera à toutes les sciences qui la passionnent : les mathématiques, la musique, la philosophie, l’astronomie et la théologie.

 

En 1662, Juana deviendra la dame de compagnie de la vice-reine du Mexique.  Elle composera non seulement de la poésie, mais aussi des pièces de théâtre.

Juana était vraiment très jolie, pourtant, elle refusera le mariage évitant ainsi de se soumettre à un homme et elle préfèrera la solitude d’un monastère…

En 1693, elle vend “sa bibliothèque” au profit des pauvres et ne répond plus aux commandes de poésies qui lui sont faites.

Sor Juana décède en 1695, au cours d’une épidémie de fièvre pestilentielle. On retrouvera 180 livres dans sa cellule.

Camille Ecomard, 5èmeP

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Sophie Germain

Sophie Germain est née en 1776, à Paris et elle est décédé d’un cancer du sein en 1831.

Elle est une mathématicienne, physicienne et philosophe française, connue notamment pour le théorème d’arithmétique qui porte son nom, pour ses échanges avec le mathématicien Carl friedrich Gauss et pour ses travaux sur l’élasticité du corps.

Elle a toujours eu un vif intérêt pour les mathématiques et la philosophie. Lorsqu’en 1789 la révolution française éclate, Sophie se réfugie chez elle et passe son temps à lire tous les livres de la bibliothèque familiale jusqu’au point que ses parents, qui n’approuvaient pas cette passion, durent lui interdire de continuer à lire.

Alors âgée de 18 ans, Sophie entrera à l’école Polytechnique de Paris pour pouvoir se consacrer aux mathématiques, alors réservées aux hommes, et elle utilisera un nom d’emprunt en s’inscrivant sous le nom d’un ancien élève : Antoine Auguste Le Blanc. Son professeur Joseph-Louis Lagrange finira par découvrir la supercherie de Sophie mais, il deviendra son ami, son mentor et il la soutiendra dans ses projets. Sophie Germain a démontré le théorème d’arithmétique qui porte son nom :  Théorème de Sophie Germain, et qui l’amènera à échanger une correspondance avec le fameux mathématicien Carl Friedrich Gauss.

Ses travaux ont aussi porté sur l’élasticité du corps et elle participera notamment dans des œuvres philosophiques.

Alejandra Agote, 5ème Pasteur

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5 Dec 2018 –  70 years ago, Eleanor Roosevelt was instrumental in drafting the Universal Declaration of Human Rights. But she was not alone. Discover who are the women who shaped the major instrument for the defense of Human Rights.