L’humanisme en action

27 mars 2017

Mardi 22 mars Anaïck Loquegneux, responsable Mécénat/partenariats entreprises à Save the Children et mère d’élève, est venue présenter aux Cinquième l’action de l’ONG.

La géographie est une discipline en prise directe avec le monde et avec les problèmes que rencontrent nos sociétés. Elle fait donc appel non seulement à notre intelligence pour comprendre ces problèmes mais aussi à nos sentiments, à notre empathie pour nos « frères humains » d’ici et d’ailleurs.

C’est la première raison pour laquelle nous avons invité Madame Anaïck Loquegneux à venir nous présenter l’action de l’ONG Save The Children.

Fondée en Grande-Bretagne peu après la Première Guerre mondiale, par une enseignante, Eglantyne Jebb, elle s’adressait dans un premier temps aux orphelins des deux camps. Pour elle, il n’y avait ni vainqueurs ni vaincus, mais seulement des enfants qui souffraient de la faim et de la misère. Aujourd’hui plus de 25.000 personnes aident plus de 55 millions d’enfants dans 120 pays, y compris l’Espagne.

Tout en présentant des actions menées en Méditerranée avec un bateau affrété pour secourir les migrants, en Afrique, pour lutter contre la famine en Somalie ou même en Espagne pour combattre cette « pauvreté invisible » mais bien réelle dans nos pays riches et développés, Madame Loquegneux a fait réfléchir nos élèves sur la notion fondamentale de solidarité.

La géographie doit aussi conduire à l’action. Comme pour le projet d’aide à l’école Zara el-Malam de N’djamena l’idée est de faire sortir la géographie de la salle de classe, de montrer que l’engagement est l’affaire de tous. En effet, et c’était le second objectif de cette matinée, nous souhaitons former les citoyens de demain. Ils seront non seulement des spectateurs attentif et éclairés du monde mais aussi acteurs solidaire et engagés.

S’il fallait retenir une image de cette intervention ce serait un triple sourire. Celui de notre invitée. Anaïck nous a présenté de façon vivante, concrète et surtout sans misérabilisme l’action de son ONG : « Sobrevivir, aprender, estar protegido ». N’hésitez pas à aller voir leur site.

Le sourire de ces enfants qui reçoivent non seulement une aide matérielle mais aussi simplement un regard, de la considération, un geste fraternel.

Le sourire aussi de celui qui donne de son argent, de son temps de son énergie pour un monde plus solidaire.

.

Jérôme Favre