Les latinistes du Lycée français Molière visitent les expositions "Musiques de l’Antiquité" et "Disney : l’art de raconter des histoires” à la Caixa Forum - Lycée Français Molière

Le mardi 11 septembre 2018, les douze latinistes de 3e T., accompagnés de Mmes Baehler (professeur de musique) et Favre (professeur de français) sont allés visiter deux expositions à la Caixa Forum de Madrid, dans le cadre de l’enseignement des Langues et Cultures de l’Antiquité (LCA).

D’abord, l’exposition consacrée aux musiques de l’Antiquité nous a montré que, à vent, à corde ou à percussions, les instruments se ressemblent à travers les époques ! Certaines animations sonores permettaient d’imaginer le son des instruments antiques. Il y avait beaucoup d’objets très variés et la guide nous a fait agréablement partager son goût pour l’archéologie.

Nous avons gardé quelques anecdotes:

– Vraie-fausse trompette ?

Des archéologues au XIXème siècle ont trouvé un objet et l’ont pris pour une trompette à cause de sa forme évasée. Alors Verdi, passionné par l’Antiquité, a demandé à des artisans de reproduire l’instrument pour son opéra Les trompettes d’Aïda. Les premiers essais n’ont pas été concluants mais le luthier Sax, inventeur du saxophone, a réussi à améliorer les prototypes pour satisfaire Verdi, tellement inspiré par la mode antique ! À la faveur d’une découverte ultérieure (un morceau manquant de l’objet-modèle), il s’est avéré que ce n’était pas du tout un instrument, mais un pied d’autel… L’erreur archéologique a été rectifiée, mais les trompettes existent toujours !

– Nous avons écouté plusieurs histoires mythologiques à partir des instruments exposés : la création de la lyre par Hermès, le frère d’Apollon ; le mythe de Marsyas qui avait voulu se mesurer au dieu de la musique et qui en a été bien puni ; et puis encore le mythe de Syrinx qui raconte la création de la flûte de Pan. Le dieu Pan poursuivait de ses ardeurs Syrinx mais les sentiments n’étaient pas réciproques. Dans sa fuite, Syrinx s’est transformée en roseaux. Pour rester toujours avec elle, Pan les a cueillis et en a fabriqué l’instrument que tout le monde connaît.

Le clou de l’exposition était un magnifique cornua, sorte de cor enroulé qui mesure près de 4 mètres en tout, instrument spectaculaire utilisé en diverses occasions par les Romains !

Nous étions ensuite tous bien contents de descendre devant le mur végétal pour une pause déjeuner reconstituante, au soleil, mais assez rapide car la deuxième exposition nous attendait très vite.

A propos de l’expo « Disney : El arte de contar historias :

Cela nous a plu car les espaces étaient organisés autour d’écrans et que des petits films illustraient le travail des dessinateurs. Et surtout les indémodables Trois petits cochons !

Nous avons pu voir l’évolution du travail depuis l’idée, en passant par les dessins préparatoires et les techniques de montage avec les calques, les fonds immobiles et le nombre faramineux de dessins nécessaires pour réaliser une minute de film (24 images par secondes donc 1400 images par minutes). Les premiers long-métrages ont été des paris financiers, c’est Blanche-Neige qui a initié le succès en 1937. Nous avons été émus de retrouver des souvenirs d’enfance et de voir comment ont été réalisés nos films favoris. Aujourd’hui les techniques ont encore évolué et les dessins se préparent sur des tablettes graphiques. 

Avant d’être une incontournable marque à succès , les studios Disney réunissaient moins de 300 personnes, la première salle de l’exposition reproduit l’ambiance des années 30 et les tables des dessinateurs. Nous avons pu y vérifier l’importance des mythes antiques : par exemple avec le roi Midas et Hercule, mais aussi dans les décors des Fantasia.

Jusqu’au 4 novembre 2018, vous pouvez découvrir cette exposition qui nous a enchantés.

(Article rédigé par L. Favre, d’après les échos des élèves)