Hommage aux enfants qui sommeillent en nous…

18 mai 2020

Le 15 avril fut la journée de l’enfant en Espagne… Absorbés par le travail pour améliorer la continuité pédagogique, nous avons omis ce détail… Mais, nous souhaitons dire à tous nos élèves qu’ils nous manquent et que nous aimerions être tous ensemble dans notre cher Lycée Molière… Aujourd’hui, nous leurs rendons hommage avec cette vidéo et des messages des professeurs dédiée aux enfants qui sommeillent en nous…

« Toujours en mouvement, jamais en place, il faut qu’elle bouge, toujours un truc à dire », voilà ce qu’on disait de moi quand j’étais petite et même bien après… et même maintenant. Je faisais beaucoup de sport, j’étais très curieuse de tout et j’aimais la lecture passionnément. Je dévorais toutes les écritures qui passaient à ma portée et si je n’avais plus de livres, je lisais le calendrier ou le dictionnaire car je ne pouvais pas m’endormir si je n’avais pas lu un peu…ou beaucoup. Cela est vrai encore maintenant quel que soit mon niveau de fatigue. J’étais un enfant gaie et rieuse, toujours de bonne humeur et même si la vie n’était pas toujours souriante, j’arrivais, malgré tout, à en voir les bons côtés. Toute petite, j’étais révoltée par les injustices, surtout celles qui sont faites aux enfants, aux animaux, aux êtres que je trouvais vulnérables et dont je ne comprenais pas qu’on puisse leur faire du mal. Rien n’a changé. Je me répétais tout le temps « bats toi pour ce que tu crois être juste » et je continue de me le dire presque tous les jours.  Du passé de sportive, j’ai aussi gardé l’habitude de ne jamais abandonner jusqu’à la dernière balle, jusqu’à la dernière minute. Recommencer encore et encore car on finit par réussir à force de travail. Continuer même si on a mal, se relever si on est tombé à genoux, ramper si on est au sol mais ne pas abandonner, le travail paie toujours. Un peu plus tard, il est devenu très important pour moi de respecter un code simple que je m’efforce encore toujours d’appliquer, un code que j’ai appris à mes enfants « ne pas mentir, ne pas tricher, ne pas dire le contraire de ce qu’on pense mais dire sans blesser. Finalement, je ne crois pas que la petite fille que j’étais rêvait beaucoup, je croyais en des choses simples et j’avais confiance dans la vie mais aussi dans les Autres, je crois que je suis toujours cette petite fille-là, je continue de penser que la vie est belle. Je sais bien que le Laid et le Méchant existe mais j’ai choisi de ne pas les voir et finalement, ils croisent moins souvent ma route. ».

Valérie Servissolle, proviseur

« Nada me parece tan alegre como la risa de un niño; que nada apague las risas de los niños! »

Katty Alferieff, ATSEM

« Enfant puis adolescente, j’ai eu la chance de rencontrer de merveilleuses personnes qui m’ont protégée, guidée, inspirée… A mon tour de transmettre cette générosité à mes chers élèves. Vous me manquez…

Aurélie Delaporte, maîtresse

Odeurs de la Bretagne de mon enfance, à deux comme à dix-sept ans comme il faisait bon…..

Valérie Kéravec, maîtresse

Profite de chaque petit moment de bonheur, reste toi-même et libère ton rire !

Albane Rocher, maîtresse

La infancia es la inocencia,  son los juegos, los domingos con la familia en el monte, los besos de mi madre, la despreocupación por los asuntos serios del mundo de los adultos… Espero que lo que estamos viviendo ahora no les robe a los niños este momento protegido y liviano. Tienen que recuperar lo que se merecen. 

Patricia Bourg, professeure

Ser capaces de tomar y soltar con alegría aquello que la vida tiene reservado para nosotros.

Mercedes Serrano

Mes souvenirs d’enfant sont visuels, olfactifs, tactiles et sonores…. L’immensité des plages de Normandie, l’odeur de la tarte aux pommes tout juste sortie du four, le ciel gris et la douceur de la pluie qui glisse sur le ciré et qui clapote sur le sol… Cette enfance innocente et insouciante qui m’a donné tous les secrets du bonheur !

Stéphanie Agathon, professeure-documentaliste