Entrevue avec l’illustrateur Sébastien Chebret : « Le dessin est un investissement personnel sans retraite »

3 février 2017

Il a étudié les Arts Plastiques à l’Université  Michel de Montaigne à Bordeaux. Il a ensuite débuté comme illustrateur  en 2004 avec l’album « Le Rat el l’Éléphant » (Éditions Vents d’ailleurs). Actuellement, il réalise des illustrations à base d’aquarelles scannées et travaillées par ordinateur, et des illustrations directement à l’aquarelle pour Gautier Languereau, Grund, Retz, les éditions du Ricochet, Mijade, Elan vert… (bibliographie).

Nous avons eu le plaisir de le recevoir deux fois au Lycée français Molière, pendant la seconde et la quatrième et dernière édition des « Rencontres autour du livre », une initiative pour la promotion de la lecture et de l’écriture qui concerne les élèves de Maternelle, Primaire et Collège.

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– En quoi ont consisté exactement les ateliers divers que vous avez tenus dans le cadre de ces Rencontres autour du livre 2016-2017 au Lycée français Molière ?

Autour de projets de classe liés au livre et en lien avec l’auteure Géraldine Collet, j’ai apporté mon expérience aux élèves pour réaliser des illustrations et concevoir des livres illustrés

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– Quel est celui qui vous a plu le plus ?

Les projets de livre où se mêlent texte et image furent tous très intéressants

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– Que pensez-vous de ce type d’initiatives pédagogiques ?

Il est essentiel de présenter aux élèves nos métiers afin de les sensibiliser aux métiers du livre en leur montrant comment un livre se réalise, s’illustre et s’écrit.

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– Si le dessin est aussi un langage, le premier d’ailleurs lorsque nous commençons à nous exprimer, pourquoi pensez-vous que nous abandonnons son usage lorsque nous devenons adultes ?

Je pense que l’on arrête de dessiner bien avant l’âge adulte. Nous choisissons d’autres modes de langages à partir d’un certain âge. Il me semble que ma venue sert a montrer que l’on peut aussi continuer à dessiner toute sa vie.

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– Quels conseils donnez-vous à un enfant qui veut apprendre à mieux dessiner ? 

Savoir regarder est la base. Copier, dessiner tout ce qui nous plait. Le travail et l’acharnement font le reste. Croire en ses chances fait aussi partie de la recette.

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– Et à un adulte qui regrette de n’avoir jamais appris à dessiner, que diriez-vous ?

Que ce n’est pas trop tard. Qu’on peut s’y mettre n’importe quand. Le dessin est un investissement personnel sans fin, sans retraite…

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– En dehors de l’illustration pour enfants, qu’aimez-vous le plus dessiner ?

J’adore réaliser des carnets de voyage dès que je peux.

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– Quels sont vos prochains projets ?

Un album chez Gautier Languereau, une bd avec Agnès de Lestrade, un conte indien pour l’Elan vert, un livre sur les mots aux éditions du Ricochet, un projet d’album avec Zidrou ( pas d’éditeur encore), un album à venir aux éditions Frimousse, un autre aux 400 coups, des livres docs, un voyage en Palestine, des rencontres dans le Médoc , un salon en Dordogne , un autre dans le Cantal, jouer avec mes enfants, faire du ping pong, me promener , vivre, dormir un peu…

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