De l’écriture au geste dansé : Un projet de correspondances dansées

18 mars, 2022

Ce projet propose aux élèves de s’initier à la pratique de la danse contemporaine en s’appuyant sur l’observation de la graphie, de la trace, du langage, des liens entre gestes et mots. Cette classe culturelle numérique s’inspire de l’écriture sous toutes ses formes pour inviter les élèves à construire un langage chorégraphique singulier, leur permettant de faire entrer en relation leur classe avec d’autres élèves à travers le monde.

Chaque « mode à danser » était articulé autour d’un thème relié à l’écriture, et se développait en trois temps :

– un atelier de danse, avec échauffement et improvisations pour développer l’imaginaire et enrichir le vocabulaire dansé de chacun. Par exemple, danser son prénom, danser les lettres de Madrid pour nos élèves de CE2.

– un atelier du regard, avec des liens vers des vidéos de danse et pistes de réflexion pour aller à la découverte de chorégraphes et de leur langage chorégraphique, comme La fugue/trampoline de Yoann Bourgeois

« Je ne savais pas qu’on pouvait danser comme ça, ça avait l’air un peu dangereux. Mais c’était joli parce qu’il faisait des mouvements amples et il dansait de partout, c’était poétique! » nous dit Sophia.

– un fil rouge, correspondant à un travail collaboratif de recherche et de construction, pour permettre aux élèves d’approfondir les différents enjeux d’une création chorégraphique. Nos élèves de CE2 ont vu la vidéo d’une classe qui est à Casablanca. Chahine raconte : « on a trouvé que c’était Casablanca avec leur danse des lettres de la ville. Après, on a écrit un acrostiche sur Casablanca, puis on a dansé l’acrostiche. »

À chaque étape, les productions artistiques des classes ont été transmises à un autre établissement et ont servi de base à l’étape suivante. Au fil des ateliers s’est ainsi dessiné une création chorégraphique collective et faite en collaboration avec toutes les classes participant au projet.

« J’ai aimé danser, j’ai appris à mieux danser. même si je n’aimais pas toujours les musiques. Ma danse avait le même rythme que la musique alors ça allait. C’était intéressant d’inventer des chorégraphies avec les lettres et avec les villes, je ne savais pas qu’on pouvait danser avec des lettres, des mots, des villes! »

« Avec la danse, on a bien travaillé en groupe. Au début, c’était très difficile parce que je ne savais pas quoi faire, et après on a appris comment vraiment travailler en groupe. Au final, on a réussi à s’entendre, même avec ceux qui sont pas trop nos copains, et on a choisi ensemble une musique et on a tous dansé ensemble ! » Mia et Chloé.