Conférence de Josep Borrell au Lycée pour les élèves de Terminale et 1ère - Lycée Français Molière

Le lundi 19 décembre, dans le cadre du cours de Sciences Économiques et Sociales, nous avons reçu la visite de Josep Borrell, ministre des Travaux Publiques dans le dernier gouvernement de Felipe González et président du Parlement Européen entre 2004 y 2007. Il s’est réuni, en premier, avec un groupe d’élèves de Terminale ES qui lui posèrent de nombreuses questions sur le fonctionnement du parlement européen et sa propre expérience dans cette institution.

Monsieur Borrell expliqua aux lycéens le fonctionnement de ce parlement et ses différences avec les parlements nationaux des pays membres de l’Union. Il y eut également des questions sur les coûts engendrés par cette institution , spécialement ceux ayant trait aux traducteurs, étant donné que toutes les langues officielles doivent être représentées. L’ancien ministre raconta, qu’il y a un an, il proposa  l’utilisation de seulement 4 langues (espagnol, anglais, français et une autre parmi les plus répandues dans le monde) à la condition que personne ne puisse utiliser la sienne. C’était sans doute une idée originale mais elle n’eut, cependant, pas  de succès.

La conversation porta ensuite sur des sujets variés et concrets comme le Traité Transatlantique de Commerce et d’Investissements, le Brexit, l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche… 

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« L’Europe c’est la paix »

Il donna ensuite une conférence pour les classes de Terminale ES et S et de 1ère ES et S, dans la salle polyvalente du Lycée. La convocation suscita beaucoup d’intérêt de la part des élèves et des professeurs et la salle était comble. 

M.Borrell commença par faire l’historique de l’Union Européenne depuis sa création jusqu’à nos jours. « L’Europe c’est la paix » dit-il avec force « et nous, les européens, nous sommes une espèce en voie d’extinction ». Il appela à se rassembler pour défendre cette Europe contre l’euro scepticisme du Brexit et les autres nationalismes. « L’Europe ne se fait pas à Bruxelles mais dans chaque foyer, parce que les problèmes ne sont pas nationaux mais globaux » dit-il.

« Monsieur Borell nous parla de la chance que nous avons de faire partie de l’Europe » nous dît Isabel Herranz, élève  de Terminale ES. « En comparaison avec d’autres parties du monde, nous pouvons bénéficier d’une vie stable ce qui renforce le bien être des citoyens européens et la croissance économique de la zone. Nous avons appris que l’Europe est le symbole de la paix, après qu’elle ait connu deux guerres atroces qui ont fait un nombre incalculable de victimes et séparer les citoyens du monde. En revanche, maintenant, nous profitons d’un espace dans lequel nous pouvons circuler librement, avec facilité, en pouvant satisfaire nos nécessités vitales : sans avoir faim et en vivant en paix ».

Les élèves posèrent beaucoup de questions bien qu’il n’y eut pas assez de temps pour que tous puissent s’exprimer. Avec humilité et honnêteté l’homme politique déclara : « je n’ai pas toutes les réponses » lorsqu’on l’interrogea sur la solution à apporter au manque d’unité entre les pays européens.  Des idées intéressantes ont été lancées : Borrell proposa une assurance chômage européenne et dit « si les allemands devaient payer le chômage des grecs, ils se préoccuperaient un peu plus de l’économie de ce pays ». Un lycéen demanda si ce ne serait pas une bonne idée de créer un système éducatif européen, en prenant le meilleur dans chaque pays. Une idée qui plut à M.Borell qui pense que « La France est la France par son école laïque et obligatoire ».

Avant d’abandonner la salle, le conférencier recommanda aux élèves la lecture du  « Manifeste de Ventotene », du politique italien  Altiero Spinelli, un des pères fondateurs de l’Union Européenne et principal responsable de la proposition de création du parlement. Il les encouragea à voir des films pour bien connaître l’histoire de l’Europe, à visiter les cimetières des guerres et à garder les yeux bien ouverts. A un moment, dont tous se rappelleront, il s’est dirigé vers sa petite fille qui est élève du Lycée et était présente et lui dit : « s’il te plaît, Candela, dis à ces jeunes qu’ils réagissent pour que, lorsque tu arrives à leur âge, nous ayons encore une Europe Unie ». 

Un grand merci à Monsieur Borrell pour nous avoir consacré du temps.

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