Conférence de Claire Gondard-Delcroix sur développement et pauvreté dans le monde - Lycée Français Molière

Le 23 janvier, Claire Gondard-Delcroix, économiste et enseignante-chercheuse à l’Université de Bordeaux, a donné une conférence aux élèves de 1ère et Terminale sur les thèmes du développement et de la pauvreté dans le monde en prenant l’exemple spécifique de Madagascar.

L’intervention a débuté par une présentation du parcours professionnel de l’économiste travaillant également pour l’Institut de Recherche et de Développement Français. Dans le cadre d’un projet, Mme Gondard-Delcroix, analyse la protection sociale à Madagascar.

De longues études, une thèse en économie du développement lui ont permis de devenir chercheur. Mais, « mon parcours n’a pas été linéaire ! » a-t-elle rappelé, une information de nature à rassurer nos élèves préoccupés par leur orientation et en pleine démarche « ParcourSup » pour certains. 

La conférencière a ensuite abordé les thèmes de la croissance et du développement, les relations entre ces thématiques, les inégalités mondiales et leurs évolutions ainsi que le rôle des acteurs économiques (Etat, ménages, ONG…) dans la réduction de ces inégalités.

En s’appuyant sur des graphiques et des cartes, sur des exemples concrets, Claire Gondard-Delcroix a montré l’utilité d’indicateurs comme le PIB, l’IDH ou encore, l’indicateur Theil, moins connu, afin d’obtenir une mesure fiable du développement et des inégalités. « Investir dans les pays en développement, c’est payant ! » a-t-elle ajouté « car le lien entre croissance et développement reste extrêmement fort ».

Le dernier point abordé fut la pauvreté, en particulier à Madagascar, un des pays les plus pauvres au monde puisque 70% de la population vit avec moins de 1,9 dollar par jour. « Madagascar : énigme et paradoxe. ».

C’est de cette manière que Claire Gondard-Delcroix a décrit ce pays qui ne parvient pas à sortir de la pauvreté alors-même que partout dans le monde celle-ci diminue.

Des explications ont été avancées société segmentée, atomisée, faiblesse de la classe moyenne, manque de contre-pouvoirs mais la clé semble surtout être entre les mains des politiques et de l’Etat à travers l’outil de la protection sociale. « Madagascar est un modèle d’insécurité sociale » a-t-elle précisé car le système est informel et entretient une spirale de dépendance et des rapports de domination.

Comme lors du MINIMUN du 05 décembre, nos futurs bacheliers, futurs citoyens du monde, auront trouvé dans cette conférence matière à réflexion et à action, peut-être, pour une société moins inégalitaire…

L’éducation à la citoyenneté est un pilier fondamental de l’enseignement au Lycée français Molière. Sciences économiques et politiques y contribuent largement…