Bilan et perspectives au Lycée Français international Molière

8 septembre 2020

Par Valérie Servissolle 

Comme tous les lycées français dans le monde, le lycée français international Molière a subi de plein fouet les conséquences techniques, économiques et humaines de la crise de la COVID-19.


Il n’est imaginable pour aucun des acteurs de notre école de redémarrer une année scolaire sans faire un bilan de la période passée afin d’en tirer toutes les leçons mais aussi tous les bénéfices. 

Les militaires ont cette notion de RETEX (retour d’expérience) que Wikipedia définit comme l’enrichissement des connaissances pour un individu ou un groupe ici considéré comme organisation apprenante. C’est exactement ce que nous avons été (encore plus qu’à toute autre période) durant 17 semaines, une organisation apprenante, à l’échelle locale, de la Maternelle au Lycée, à l’échelle régionale avec nos collègues du réseau français de l’étranger, au niveau mondial avec tous les établissements de la Mission laïque française.

Nous avons tous appris et sortons tous plus forts de cette expérience sans équivalent à ce jour

Nous avons beaucoup appris, nous avons aussi beaucoup enduré, parfois beaucoup souffert mais nous avons tous appris et sortons tous plus forts de cette expérience sans équivalent à ce jour.

Si je devais utiliser 3 adjectifs pour décrire ce temps étrange, de la date de fermeture du lycée, le 10 mars 2020 à la clôture de juillet, j’utiliserais les 3 mots, stressant, éprouvant et stimulant.

Stressant, parce que la crise a déboulé dans nos vies personnelles et professionnelles extrêmement brutalement. Du jour au lendemain, il a fallu mettre en place une autre école, une autre manière de poser les apprentissages, une autre manière de nouer la relation professeur-élève, un autre lien aux parents, une autre vie collective, une autre animation du collectif. 
Stressant parce que, pendant de très longues semaines, il a fallu piloter à distance une pédagogie constamment en cours de construction, en recherche de repères. Les professeurs du Molière ont été exemplaires. Si nous n’avons pas tout bien fait, loin s’en faut, les enseignants, les personnels de vie scolaire ont tous été totalement mobilisés, du premier au dernier jour. Ils n’ont pas compté leurs heures ni économisé leur énergie pour faire la classe, pour évaluer les acquis des élèves, pour soutenir les enfants qui pouvaient s’affaiblir sur la durée, pour participer aux réunions collectives et répondre aux questions des parents. Le lycée a fermé le mercredi matin, les premiers cours aux classes de Terminale ont été donnés à 14h le jour-même, c’est assez admirable pour être souligné. 

Stressant parce que durant 17 semaines, il a fallu subir la pression des parents qui ont une attente très forte vis-à-vis de l’école dans laquelle ils ont investi lourdement pour la réussite de leurs enfants. 
L’attente de la société vis-à-vis de l’Ecole est classiquement importante, elle est inévitablement augmentée par la notion de scolarité payante. A Molière, comme ailleurs, l’école a reçu une pression colossale mais, à la différence d’autres établissements dans notre zone ou ailleurs, si la marée a été très forte, jamais elle n’a fait gîter le bateau. Nous avons une communauté de parents soudée et une association (APAELM) très professionnelle. Ce sont des parents exigeants mais qui savent nous faire confiance. Ils nous interrogent, parfois durement, nous demandent des comptes mais ils nous font aussi crédit de notre action. L’APAELM a beaucoup souffert durant cette période car il n’est pas facile d’être l’interface entre les équipes du lycée et les autres familles. Il n’est pas facile d’expliquer que tout ne peut pas s’obtenir, qu’obtenir un peu seulement, sur l’instant, cela peut être un gros gain à terme. L’APAELM a soutenu les équipes du Molière et c’est ce soutien affiché qui a aussi donné l’énergie aux personnels de maintenir l’effort et de constamment améliorer le dispositif.

Stressant parce que durant de longues semaines, les pertes économiques ont été énormes. Nous n’avons eu de rentrées financières que les seuls frais de scolarité. Nous avons perdu tous les revenus des services annexes mais les charges ont couru sans diminuer, au premier chef les salaires mais pas seulement et loin s’en faut.

Stressant enfin parce que quelle que soit la situation du moment et la succession d’aléas, il a fallu bâtir l’avenir de nos établissements, la rentrée 2020 mais bien au-delà, il a fallu tenir, envers et contre tout, envers et contre tous, pour maintenir nos écoles à flot mais aussi les engager pour la suite.


Le 2ème mot est éprouvant car devant la détresse des familles frappées par la crise économique, face à leur frustration, face à leur colère parfois, nous nous sommes sentis souvent impuissants.

Derrière les personnels de l’Education, il y a des vies d’hommes et de femmes, de parents, de familles

Eprouvant pour les organismes car le sommeil a manqué, le stress a tout envahi, nuit et jour, semaine et weekend. Les coups sont venus de toute part et il a fallu faire face, affronter sans jamais lâcher, sans jamais baisser la garde, sans jamais baisser de rythme, sans jamais abandonner, malgré la fatigue, malgré le ras-le-bol parfois, malgré le sentiment d’injustice devant certaines publications ou certains mails reçus. Derrière les personnels de l’Education, il y a des vies d’hommes et de femmes, de parents, de familles et, même si nous nous efforçons au professionnalisme le plus abouti, nous faisons des métiers humains avec tous les éléments de notre humanité. Les personnels ont travaillé, au milieu de leurs enfants confinés, aux côtés d’un conjoint pouvant avoir perdu son emploi, en soutien d’un parent parfois très malade.

Eprouvant car il a fallu se maintenir devant les écrans à des cadences et dans des quantités que nous aurions interdites à tout autre, pour son bien et pour sa sécurité. Les « visio » demandent une capacité de concentration très importante et sont très fatigantes sur la durée. 

Eprouvant car la période a semblé ne devoir jamais finir, que les mauvaises nouvelles locales, régionales et mondiales se sont enchainées, au plan sanitaire, au plan économique, au plan financier, au plan humain.

Eprouvant car nous avions parfois le sentiment d’être dans la réponse à la situation, de la subir sans pouvoir mettre la main dessus et en reprendre le contrôle. Etat d’urgence, fermeture, confinement, école à distance, absence de réouverture, tout s’est imposé, rien n’a été choisi. Nous avons eu à réagir face à l’adversité et nous l’avons fait du mieux possible, avec conviction et ténacité.

Stimulant est mon dernier mot car cette crise a aussi été une formidable occasion de changement, de renouvellement, d’innovation tous azimuts. Ce 3ème mot va me permettre d’enchaîner avec tout ce que nous avons appris au long de ces dures semaines.


Effectivement, du premier au dernier jour, l’organisation apprenante Molière a beaucoup avancé. Nous avons appris de nous, des autres, de l’Autre. Petits et grands, parents, élèves et personnels, nous avons tous énormément progressé. Même notre vocabulaire s’est enrichi de nouveaux mots, très peu francophones. Tout notre mundillo a vécu au rythme des meets, links, calls, drives, feed-backs, classroom, formular…


Nous avons récupéré le vocabulaire de l’entreprise en mettant en place un plan d’action global décliné en plans de travail disciplinaire. Nous avons bâti notre plan d’action par niveau, dès le 9 mars, et nous l’avons publié aux élèves et aux parents. Il fixait le cadre global de la continuité scolaire, ses principes, ses objectifs, ses régulations, les modalités de la communication aux élèves, aux parents. En déclinaison, le plan de travail, lui, était plus précis sur l’organisation par discipline avec, malgré tout, des principes communs car en matière d’enseignement, il faut faire preuve de cohérence pour ne perdre aucun élève. Nous avons bâti des documents, des fiches-outils que chaque professeur avait pour obligation d’utiliser dans sa communication aux classes.

Petits et grands, parents, élèves et personnels, nous avons tous énormément progressé

Stimulant de par notre appartenance à un réseau mondial, très innovant, le réseau de la Mission laïque française dont nous pouvons nous inspirer en permanence via le forum pédagogique mis en place depuis 3 ans. Ce forum propose des heures de formation en ligne, par des pairs, pour des pairs, sur tous les sujets de la pédagogie, sur les outils, sur les concepts, les résultats de la recherche internationale, les expériences de classe… Formateurs et experts animent des créneaux auxquels chaque personnel peut participer après inscription. Encore mieux, chacun peut devenir formateur avec l’accompagnement de l’équipe pédagogique du siège. Tous les formés reçoivent une attestation. 


Durant le confinement, plus de 450 formations ont été dispensées, des milliers d’heures en réalité car elles sont dupliquées, plus de 26.000 participations jusqu’au 17 juillet, preuve de l’investissement des enseignants de notre réseau. Molière n’a pas été en reste avec 370 participations au 30 juin.

Pour soutenir le moral des troupes, la direction générale nous a proposé, chaque semaine, une conférence, avec l’intervention de grands noms du paysage éducatif international : Edgard Morin, Pascale Toscani, Ron Canuet et bien d’autres. Nous avons ainsi, grâce à l’outil Forum, vécu aussi et malgré tout, un congrès annuel à distance, un vrai cadeau en temps de crise, une chance énorme.


Quels sont les enseignements de la crise COVID-19 pour la communauté éducative du Lycée français International Molière ?

Relativement avancée sur le champ du numérique en pédagogie, l’équipe du Lycée français international Molière s’est vue confortée dans les choix stratégiques faits il y a 2 ans. Nous avions opté pour la Gsuite for education et activé l’équipement des élèves avec des PC individuels, des « Chromebook ». Les classes de 5º, 4º et 2º étaient équipées, tous les élèves du secondaire avaient une adresse mail de domaine (restrictive bien sûr) et donc un compte permettant le déploiement de la Gsuite dans sa totalité. Il en est de même pour tous les enseignants. Tous les professeurs du secondaire ont un Chromebook mis à disposition par le lycée. Ce travail entrepris depuis 2 ans a subi une énorme accélération durant cette crise mais nous ne partions pas de rien et beaucoup avait déjà été expérimenté ou travaillé collectivement. Il y avait très peu d’enseignants réfractaires au projet, il est clair qu’aujourd’hui, il n’y en a plus, L’aide apportée par ces outils a été déterminante comme l’a été l’apport de notre informaticien, Sylvain Borde, sur le front et à la mine en permanence, totalement dévoué à l’école. 

Nous avons appelé chacune des familles pour nous enquérir de sa situation, de son état, faire le point avec elle sur la scolarité et le dispositif scolaire

Ce qui a aussi été très frappant dans cette affreuse période, c’est l’importance accrue de la solidarité entre les humains. Dans le réseau français, dans le lycée Molière, elle a joué à plein. Les enseignants se sont soutenus, se sont formés, ont fait profiter le collectif de toutes leurs découvertes ou de leurs expérimentations. Ils ont échangé en permanence, entre eux et avec la Direction. 


L’équipe de la vie scolaire menée par Frédéric Boira a contacté systématiquement les élèves absents, ceux que nous sentions fléchir, ceux dont nous savions qu’ils traversaient des soucis familiaux. Nous avons appelé chacune des familles pour nous enquérir de sa situation, de son état, faire le point avec elle sur la scolarité et le dispositif scolaire. Ces appels étaient notre manière de manifester à nos familles le souci que nous avions d’elles, notre solidarité ; ils nous ont permis de recueillir aussi beaucoup d’éléments pour réguler l’école à distance.


Les élèves ont été formidables. Ils ont créé spontanément des groupes de travail, des groupes de soutien, des groupes-plaisir et ont inventé d’autres formes sociales à distance. Ils ont joué par équipes ou les uns contre les autres, fait des concerts, regardé des films ensemble… Cela m’a particulièrement touchée car c’est surtout cela le fondement d’une école, la création d’un collectif, la création d’une identité d’établissement, la mise en place de compétences psycho-sociales, l’incitation à l’engagement pour la société. 

Pour nous soutenir et nous remercier, nos élèves (et leurs parents) ont tourné une vidéo avec une chanson, hommage à tous nos efforts. Cela a été un immense moment d’émotion, pour tous, car les enfants nous ont énormément manqué durant ces 17 semaines. Dans la même veine, les mails de remerciement et de félicitation reçus des parents ont agi comme autant de dopants pour tous les personnels. 
La confiance de nos familles nous honore et par là-même, nous oblige.

Solidarité du réseau Mission laïque française, solidarité du réseau Espagne piloté par le poste diplomatique, nous nous sommes beaucoup « réunis ». Nous avons beaucoup échangé, nous nous sommes réciproquement soutenus. Nous avons aussi débattu pour prendre des décisions communes et nous nous sommes donné la force de les tenir. La direction générale de la Mlf a réuni ses cadres, au minimum, une fois par semaine, par secteur géographique et nous a manifesté, à tout instant, sur tous les sujets, son constant soutien et sa si précieuse confiance dans notre capacité à agir, en tant que chefs d’établissement, en tant que chefs d’entreprise.

La solidarité du réseau Mlf s’est aussi exercé en direction des familles dans la détresse financière via un fond de soutien auprès duquel un dossier social pouvait être déposé. 344 enfants ont été aidés en Espagne et ont pu terminer leur année scolaire normalement.

Le réseau est une chose merveilleuse et pour qui utilise vertueusement les réseaux sociaux, ces vecteurs ont produit une quantité incroyable d’outils, d’astuces, de formations et d’échanges entre les éducateurs du monde entier. J’y ai découvert et lu des choses formidables que j’ai pu partager à mon tour via un padlet que j’alimente toujours. 

Nous avons aussi appris la gestion de crise et chacun a eu à cœur de participer efficacement aux réunions initiales puis à toutes celles qui nous ont permis de réguler notre action pédagogique. C’est sur plan que les acquis sont les plus significatifs. Un cours à distance ne se bâtit pas comme un cours classique. Le professeur n’est pas aux côtés de l’enfant pour le rassurer et lui expliquer les notions. Tout est plus compliqué à distance, une certaine anxiété règne que les routines scolaires viennent lever. Tout doit être clair, explicite, formalisé et les retours doivent être très réguliers pour maintenir la motivation des élèves et continuer les apprentissages. Le confinement nous a rendus encore plus conscients des difficultés individuelles des enfants avec des besoins spécifiques pour lesquels beaucoup a été fait même si cela a pu paraître insuffisant parfois.

La gestion de crise a une partie communication. Par respect pour les émetteurs mais aussi pour protéger les équipes et les laisser concentrées sur l’acte éducatif, le proviseur a répondu personnellement à tous les mails adressés au lycée Molière. Des vidéos ont été tournées pour expliquer les choix, la situation, les évolutions, les décisions. Plus aucun proviseur du réseau Mlf ne pourra dire que c’est un exercice rare désormais…

Qu’est-ce qui ne sera plus jamais pareil ?

Je vois deux éléments qui me paraissent avoir bougé significativement et définitivement, la place des parents dans l’école et la relation des enseignants aux apprenants. 

Il y a longtemps que les parents frappent à la porte de l’Ecole et la relation aux familles a sa réglementation codifiée. Malgré le temps qui passe, malgré les initiatives locales, les choses bougent peu et les associations de parents l’expriment souvent avec amertume.
La COVID-19 a mis les parents dans la classe, surtout pour les plus jeunes qui n’avaient pas l’autonomie pour faire les activités ou lire les consignes. Cette conséquence de l’école à distance fera que rien ne pourra redevenir comme avant sur le sujet des relations entre l’Ecole et les parents. Les familles ont vécu une période terrible, au plan personnel et professionnel. Les parents ont du être présents sur tous les fronts à la fois, avec la peur que leurs enfants n’apprennent pas, qu’ils régressent même, notamment en langue française. Ils ont exprimé leurs peurs et leur frustration parfois très violemment mais c’est à la mesure de l’enjeu qu’il y a lorsque on consent de gros sacrifices pour éduquer son enfant, lorsqu’on choisit pour lui un système dont on ne possède ni les codes, ni la langue d’expression. Cela a été très dur et l’école doit aussi tirer son chapeau aux parents qui méritaient son écoute et son attention. Au Molière, la direction a « rencontré » les délégués des parents très régulièrement, par niveau, par classe ou en réunion bilatérale. Cela a permis d’entendre les demandes, de s’écouter mutuellement, d’accéder à la réalité et aux difficultés de l’Autre. Cela été très profitable pour tous et a contribué largement à l’apaisement des relations.

Le 2ème point, est la relation entre les enseignants et les élèves qui sont généralement bonnes au Molière mais qui, durant la crise, se sont renforcées, se sont approfondies et aussi, se sont horizontalisées. Se mettre à la portée de l’élève, se mettre à sa place pour bâtir les séquences, faire preuve d’empathie pour ne pas le perdre a été fondamental. Avoir été enseignant et parent durant le confinement aura marqué les esprits comme les pratiques, il faut maintenant transformer l’essai.

Et maintenant, pour la rentrée et pour les prochains mois ?

Les équipes administratives et techniques sont sur le pont depuis plusieurs semaines pour assurer une rentrée en toute sécurité pour tous. 


Equipements, circulations, structures des classes, signalétique, protections individuelles, thermomètres, produits sanitaires, tout est étudié en regard des consignes des experts médicaux, des protocoles régionaux et surtout du cadre national qui est celui qui s’impose aux établissements privés. 
Notre équipe a choisi les précautions maximales pour chaque situation, sans verser dans la paranoïa. Les classes du primaire auront un effectif stable de 20 ce qui correspond à une des préconisations de la CUM. Nous pourrons prendre soin de nos élèves et aussi pallier plus facilement les difficultés de chaque enfant. Nous pourrons bien travailler l’oral dans les 3 langues conformément au projet éducatif de la Mission laïque française, « 2 cultures, 3 langues ».


Nous avons la chance de compter une infirmière urgentiste chevronnée dans notre équipe, ayant travaillé sous des latitudes bien moins développées que les nôtres. Notre nouvelle gestionnaire a été directrice d’hôpital pour des ONG, notamment en période de pandémie. Ces 2 personnes ressources sont très précieuses et, là encore, la notion d’équipe est fondamentale, pour croiser les regards et prendre la meilleure décision sur chaque point. 
Les mesures ont été présentées à l’APAELM, elles le seront au comité d’entreprise, avant la rentrée des enseignants.
Les enjeux sont importants en termes de sécurité évidemment mais aussi en termes d’image par rapport à la communauté des parents, les nouveaux comme les anciens. Nous devons les rassurer et garder leur confiance, c’est une question de survie pour notre lycée.

Dans les priorités de notre année, il y a, encore plus que d’habitude, la nécessité de travailler les notions de collectif, de coopération pour les élèves comme pour les adultes. 
Un nouveau confinement peut être décrété, une école hybride peut s’imposer et dans ces deux cas, la réussite naîtra des réflexes collectifs.

Pour un éducateur, les occasions de développer l’esprit d’entraide chez les enfants, chez les adultes sont toutes à prendre. La crise a renforcé ma certitude que la solution n’est jamais individuelle même si chacun doit pouvoir être entendu (et considéré) pour ce qu’il est et a d’unique.

En résumé et pour le clin d’œil, la période est stressante, éprouvante mais très stimulante.