J’étais un “poète d’Octobre 1970” : Étude de la poésie engagée à travers l’expérience “simulation globale”

J’étais un “poète d’Octobre 1970” : Étude de la poésie engagée à travers l’expérience “simulation globale”

Dans le cadre du projet pédagogique plurilingue d’échange entre le Lycée Français Molière et le Lycée Claudel d’ Ottawa, le professeur de littérature française M.Quesnée proposa à ses élèves de 3ème une expérience didactique appelée “simulation globale”. Cela consiste à créer un monde imaginaire, à partir d’un thème central, afin de faire le point sur les connaissances acquises et les enrichir. Il s’agit aussi d’améliorer la fluidité dans l’usage personnel de la langue, de favoriser la participation active en insistant spécialement sur l’utilisation de l’imagination créative.

M.Quesnée invita ses élèves à découvrir le Canada par sa région francophone, le Québec, en faisant un voyage dans le temps et spécialement en 1970. A cette époque, le Front de Libération du Québec (FLQ) mena des actions terroristes de séquestration. Cela amena le gouvernement canadien à suspendre les libertés civiles et à emprisonner, sans preuve, 500 activistes, artistes, poètes et sympathisants de la cause séparatiste. Ces événements provoquèrent la naissance d’un mouvement littéraire de résistance et de poésie engagée.

La première partie du projet consista à s’introduire dans un jeu de rôles. Pour comprendre le contexte historique, la classe lut un article de presse qui parlait de l’action des poètes pendant les événements, au Québec, en octobre 1970. Ensuite, il y eut un tirage au sort pour que chaque élève endosse l’identité d’un “poète engagé”. En salle d’informatique, les collégiens se sont renseignés sur leurs personnages afin de mettre ensuite en commun leurs connaissances du contexte et du rôle de ces poètes : caractéristiques physiques et morales, situation familiale, interaction avec les autres…

En se mettant dans la peau de ces acteurs de l’histoire québécoise, les élèves ont discuté des actions de résistances qui les opposaient Les élèves ont simulé une scène où un groupe de poètes se réunissaient dans les bureaux d’un journal pour évaluer de quelle manière ils pouvaient utiliser leur art pour protester. Ils devaient écrire un article présentant leurs poèmes. Pendant cette simulation, les étudiants utilisaient leurs connaissances grammaticales et le vocabulaire appris en classe, tout en argumentant. Ils étudièrent ainsi, entre autres, des poèmes d’auteurs canadiens comme Giguère, Chamberland, Miron, Lalonde, et d’auteurs français comme Aragon et Eluard.

M.Quesnée utilisa assez souvent cette méthode car elle plait aux élèves. Elle éveille dès le début leur intérêt, permet de réviser les notions enseignées et également de les enrichir avec de nouveaux apports.

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